Via Nova

Équipe :
Titre : Via Nova
Date de sortie : 1986
Label :
Format : Vinyl

Mon quatrième long playing (33 tours 30 cm, référencé 1004 S 48), autoproduit et distribué par Scalen’disc, paraît en 1986, à la recherche – comme son titre le suggère – d’une « voie nouvelle » : pour la première fois une chanson en français (« Atome », résolument anti-nucléaire), mais aussi un son différent de l’album précédent – moins « variétés » disons pour faire court –, ma voix haut perchée dans certains morceaux (dans « Via nòva » et « Divertiment », par exemple), la composition de musiques confiée aux compères musiciens qui m’accompagnent sur scène depuis quelques années déjà : Gérard Pansanel signe « Cèl o aucèl » et « Depart » (sur des paroles de Marceau Esquieu), Pierre Peyras compose « Antilhas » et « Divertiment » (sur des textes de votre serviteur). Olivier Chabrol nous rejoint uniquement pour l’enregistrement du disque et se charge de la musique d’« Atome », « Foc de paper » et « Via nòva ». Tous les trois s’occupent également – et bien ! – des arrangements et de l’exécution musicale.

L’enregistrement se passe au Studio du Village à Montpellier, la prise de son est du complice Guy Simon, secondé cette fois-ci par Jean-Paul Missé. Les photographies du recto et du verso de la pochette, réalisée par Pierre Breinan, de Graphot-Toulouse, sont d’un autre ami, Patrick Lasseube, et sont particulièrement réussies. Une autre référence amicale apparaît au verso de cette pochette, à la rubrique « Contact » : celle de Jean Dufour, grand secrétaire artistique (entre autres de Brel, Duteil, Devos, Sol…), qui me fait l’honneur de me représenter et de me chercher des contrats…

À sa sortie, cet album a un succès d’estime certain mais pas le grand succès que j’escomptais. Peut-être est-il trop en rupture avec ce que je faisais précédemment, peut-être que nous ne l’avons pas assez tourné sur scène, peut-être suis-je trop David et pas assez Goliath, peut-être n’y suis-je pas assez moi-même… Mais qu’est-ce qu’être soi-même ? Vaste question ! Et il est bien difficile de savoir pourquoi un disque peut être considéré comme bon et ne pas être acheté … Toujours est-il qu’il ne se vendra pas assez pour être repressé. Certaines de ses chansons – celles qui me plaisent le plus – seront reprises telles quelles dans la compilation qui suivra, « Transits », en 1999, soit plus de dix ans après… Faut croire que la « Via nòva » avait failli se changer en impasse ou que ce n’était pas la bonne voie… Qui le sait ?

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